Les « gens », y sont souvent surpris quand on stipule qu'on n'a pas de cafète. « Et vous faites quoi alors » ? Ben plein de choses. On a des devoirs, par exemple. Pas ramasser ses crottins ou balayer son allée, ça ca fait partie des acquis. Mais par exemple lire un livre. Même qu'on va avoir une interro après. C'est ce qu'il a dit, Léon le patron. Sauf que ce livre-la... j'sais pas si j'ai bien fait de le lire. Son titre original, en Allemand, est « le doigt dans la plaie ». Moi je l'appelle « le bouquin déprimant ». Non, sans rire, je vous mets le lien de la
« critique », vous aurez un aperçu. Ca remet les yeux en face des trous, ça fout une bonne claque. Non pas que je travaille de cette manière hein, pas de panique, mais la plupart des analyses sont criantes, notamment dans ce qui est effectivement le « bon » mouvement, et ce qui est actuellement cautionné, à tort, par des jugements internationaux. « Le bouquin déprimant », parce qu'avant de l'avoir lu, j'admirais une photo prise par Phil de Bob et moi à Loncin, notre meilleure M-... je le trouvais tout simplement génial sous ma selle. Après avoir lu et compris le bouquin, l'analyse en est tout autre. Sur quelques simples photos, on arrive à remettre en cause des années d'équitation. Sur un partage d'idées, on en arriverait carrément à rendre la liberté pure et simple à tous nos chevaux. On n'en arrivera pas la, mais... on y aura pensé. Le mot de la fin fait spécialement mal. L'auteur constate tout simplement que les chevaux ne peuvent ni ne savent crier lorsqu'on leur fait mal. Sinon, imaginez-vous ce que vous entendriez rien que sur une seule journée et sur un seul terrain de concours...
Nous avions déjà conclu, de manière plus ou moins collective, qu'on sortait en concours pour le plaisir, et afin de confirmer à l'extérieur les acquis de la maison, cheval et cavalier confondus. Rien ne sera aussi vrai, dorénavant.
Pour illustrer, la voici,
cette fameuse photo. En résumé, la nuque est crispée, le chanfrein en arrière de la verticale, la bouche est contractée, le diagonal au sol ne se soulève pas de façon synchronisée et le diagonal en suspension s'apprête à se poser de façon dissociée. Le cavalier a la jambe trop reculée, puisqu'il s'agit d'une courbe à droite.
Croise – papattes d'accord... mais essayons au moins de le faire de façon juste, ne fut-ce que pour eux...